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Chevalet géant Symbole de paix à Grand-Donzel

On a pu découvrir le 27 septembre la quatorzième eure egnssie sur le chie valet géant de Grand-Donzel, à l'occasion du vernissage d une toile reaatise par Faik Al Aboudi, une toile tout-à-fait originale à la texture genereuse dé- corée d'un message de paix.

 

le mot paix, a dit l'artiste, porte toujours la même puissan- ce et la même signification d'espoir entre tous les peuples du monde», Ainsi le mot PAIX, tracé sur la toile de Grand- Donzel, bien qu'écrit en sumérien vieux de 5000 ans avant Jésus-Christ, porte toujours cette foi en la paix entre les hommes. Faïk Al Aboudi a fui le régime de Saddam Hussein, mais n'a cessé de tour- ner son regard vers l'histoire de son pays, IIrak. Il a gardé une véritable fascination pour cette civilisation millénaire qui a donné naissance aux premiers symboles et signes d'écriture qui ont orienté notre histoire. L'écriture cunéiforme, formant le mot PAIX sur la toile de Grand-Donzel est un vestige du passé. «Pour moi, regarder une euvre de Faïk, c'est une découverte et une énigme à la fois» a dit Corinne Walker Weibel, en présen- tant l'artiste au nom du Fonds de décoration communal. «Une euvre que

 

chacun perçoit de façon différente selon sa sensibilité, c'est cela une vraie euvre d'art! Dans les tableaux de Faik Al Aboudi, les couleurs sont tou- jours d'une grande intensité a dit loratrice. La pâte est pétrie, travaillée, il y a toujours une couleur fondamentale qui offre tous les possibles. Ici, c'est le rouge de la vie qui laisse voir le jaune et le noir. On y devine des signes, des bribes, d'une ancienne civilisation. Lhumanité doit beaucoup culturellement à l'Irak. L'artiste est né à Bagdad où il a étudié les Beaux-Arts. En 1999 il s'est instal- lé à Lausanne. Là, il a créé un espace de rencontres et d'échanges pour les Suisses et les immigrés. Il a déjà participé à de nombreuses expositions en France comme en Suisse. Et voilà qu'il s'envole bientôt vers la Corée pour y proposer un autre travail. «Cette toile, a conclu Corinne Walker Weibel, est un voyage que l'on prend comme on veut. Merci pour ce cadeau! Le peintre a brièvement pris la parole pour remercier Veyrier de son ac- cueil. Il a souligné la difficulté d'un tel travail au-dessus du sol, sur une toile de cette grandeur et en plein air. Mais, avouant sa timidité, il a rapide- ment passé la parole à Daniel Mermod. Ce dernier, conseiller administratif délégué et nouveau président du Fonds de décoration, a salué cette ceuvre et s'est réjoui de ce choix qui permet une expérience renouvelée sur le site sportif de notre commune.

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Giant easel Symbol of peace in Grand Donzel

On the 27th of September, the 14th century was discovered on the giant valleys of Grand-Donzel, on the occasion of the opening of a canvas realized by Faik Al Aboudi, an entirely original painting with a generous texture. Korea of ​​a message of peace.

 

the word peace, said the artist, always bears the same power and the same meaning of hope among all the peoples of the world ", thus the word PEACE, traced on the canvas of Grand-Donzel, although written in Sumerian, 5000 years before Christ, always carries this faith in peace between men. Faïk Al Aboudi fled the regime of Saddam Hussein, but kept looking at the history of his country, IIrak. He kept a real fascination for this millennial civilization that gave birth to the first symbols and signs of writing that guided our history. The cuneiform writing, forming the word PEACE on the canvas of Grand Donzel is a vestige of the past. "For me, watching a Faïk work is a discovery and an enigma at a time," said Corinne Walker Weibel, introducing the artist on behalf of the Communal Decoration Fund. "A work that

 

each one perceives in a different way according to his sensibility, it is that a true work of art! In the paintings of Faik Al Aboudi, the colors are always of great intensity, said the loratrice. The dough is kneaded, worked, there is always a fundamental color that offers all the possibilities. Here, it is the red of life that reveals yellow and black. There are signs, snatches, of an ancient civilization. Humanity owes a lot of culture to Iraq. The artist was born in Baghdad where he studied Fine Arts. In 1999 he moved to Lausanne. There, he created a space for meetings and exchanges for the Swiss and the immigrants. He has already participated in numerous exhibitions in France and Switzerland. And now he flies away to Korea to offer another job. "This painting," concluded Corinne Walker Weibel, "is a journey that we take as we want. Thank you for this gift! The painter spoke briefly to thank Veyrier for his welcome. He stressed the difficulty of such work above the ground, on a canvas of this size and in the open air. But, admitting his timidity, he quickly passed the word to Daniel Mermod. The latter, administrative advisor delegate and new president of the Fund of decoration, welcomed this work and was pleased with this choice which allows a renewed experience on the sports site of our commune.

JEUX DE COULEURS ET CALLIGRAPHIE ANCIENNE.

cet artiste d'origine irakienne et établi à Lausanne depuis quelques années commence a exposer au Centre des Art de Cal- ligraphie à Bagdad en 1993. Il a de puis participé à de nombreuses ex t positions collectives ou individuel les en Europe, au Moyen Orient, mais aussi au Japon, à New York et en Corée; et bien entendu en Suisse, son pays d'adoption. Nombre de ses tableaux appartiennent désormais à des collections privées de part le monde entier. Faik Al Aboudi, di- plômé des Beaux-arts et membre de plusieurs associations culturelles est un artiste à la renommée inter nationale Il a la voix à la fois discrète et cha- leureuse, un rien espiègle. Cest un homme occupé, mais qui tard dans la soirée prendra le temps de se plier à lexercice de l'interview avec obli- geance. Plutôt que de parler de lui, il préfère nous parler de son art. Ses toiles évoquent un monde long temps oublié, la naissance de l'écri ture, l'élément fondateur des civi- lisations du Proche-Orient ancien. Faik applique huile ou l'acrylique par couches successives sur le pa- pier, la toile ou le bois, pour arriver à des fonds presque monochromes qui divisent le tableau en parties distinctes et sur lesquels flottent des symboles cunéiformes (en forme de coins ou de clous) cise lés dans l'épaisseur du tableau.Je suis quelqu'un de curieux, jaime

espérimenter avec les objets et la d'argile des écrits sumériens de maière pour arriver à mon objec Mésopotamie, lartiste fait souvent if final qui est de créer un travail usage de couleurs fortes et auda unique et original. Je n'ai pas de cieuses., Je traduis avec mes cou s préférence de supports, ceux-ci leurs mes propres émotions et c'est t restent un moyen de réaliser mon toujours un moment de sincérité et n travail artistique. Mais ma tech de vérité. Ces émotions proviennent nique de travail dépend des diffé de mon vécu, de mon histoire cultu- rents supports utilisés pour chaque relle et personnelle, de mon hérita- peinture. Pour créer un relief, je ge au sens large. Elles expriment ce mélange les matériaux qui changent voyage à travers le temps et lespace en fonction du sujet et du message Ma vie, ici en Suisse, a participé à de mon tableau. Parmi les signes enrichir ces émotions et leur mani- abstraits on distingue, entre autres, festation en couleurs. des figures géométriques, un visage la clarté des oranges et desja stylisé, des palmiers, un oiseau. Les nes, les violets profonds et les verts couleurs accrochent la lumière, les éclatants en diffusant leur lumière masses fondent les unes dans les rappellent parfois les vitraux d'une aiuitres et ne sont pas sans rappeler église. C'est qu'il se dégage de l'u- le Colorfield painting-, les champs vre de Faik Al Aboudi une impres colorés de l'expressionniste abstrait sion de sacré. Ce n'est pas seule- ment parmi les symboles abstraits Si dans certaines séries Faik utilise la vision figurative d'un croissant des coulears plus sombres, plus or horizontal, d'une main de Fatma ou ganiques telles que l'ocre, le brun dune coupole. Non, même sur une et le gris qui évoquent les tablettes toile abstraite où un cercle auréolé américain Mark Rothko.

emerge dun brouillard laleus flotant comne en pesanteur u émano un sentiment de mysticisme Je wai pas à proprenent parler de message religioux à faire passer lo croissant est un heritage de la civi lisation irakienno Mais il ya s meot un ressent spirituel qui ap pardent Chaque peinture est credo dans un moment do calne inténieur et de clarté qui ressemble à Pinstant priviléglé de la prière . Parfots, le cadre du tableau perd de sa rectitude, les bords semoussent, les angles weffacent et narrondis sent libérant la toile de son carean noderne Duutres fois encore, e'e le support bols qui se déchire, le tableau se fragmente et lruvre fi nit par ressembler aus pierres, à la brique glaçureée ou aux parchemin de Fancienne Babylone porteurs des écrits dont 'urtiste tire son ins- piration. -Je suls un amoureux de Thistoire irakienne ancienne et je suis her d'appartenir à ce patrimob ne unbersel que la civilisation ina kienne a laissé à l'humanite. A tr vers ma peinture, jessaie de parler un langage ancien et contemporain à la fols. Chaque peinture nouvre un nouvel horizon et m'inspire un nouveau tableau. C'est la continuté du temps qui passe, de lancien yers le nouveau Si conme disait Voltaire Lecriture est la peinture de la oils Faik A Aboudi, en peignant ecriture des origines, redonne vie à la voix des anciennes civilisations .

Laurence Faulkner sciboz

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GAMES OF COLORS AND ANCIENT CALLIGRAPHY.
this artist of Iraqi origin, who has been living in Lausanne for a few years, began exhibiting at the Baghdad Art Center in Baghdad in 1993. Since then he has participated in numerous collective and individual exhibitions in Europe and the Middle East. but also in Japan, New York and Korea; and of course in Switzerland, his adopted country. Many of his paintings now belong to private collections around the world. Faik Al Aboudi, a Fine Arts graduate and member of several cultural associations, is an internationally renowned artist. He has a voice that is both discreet and warm, a mischievous one. He is a busy man, but late in the evening will take the time to do the exercise of the interview with obliga- tion. Rather than talking about him, he prefers to talk about his art. His paintings evoke a world long forgotten time, the birth of the writing, the founding element of the civilizations of the ancient Near East. Faik applies oil or acrylic in successive layers on paper, canvas or wood, to arrive at almost monochrome backgrounds that divide the painting into distinct parts and on which cuneiform symbols (wedge-shaped or nails) cise les in the thickness of the table.I am someone curious, I love
to hope with the objects and the clay of the Sumerian writings of maière to get to my goal Mesopotamia, the artist often makes if final that is to create a work use of strong colors and unique and original auda. I do not have any gems., I translate with my necks preference of supports, these their my own emotions and it is t remains a way to realize my always a moment of sincerity and n artistic work. But my tech of truth. These emotions come from work depends on different from my experience, my cultural background used for each real and personal, my herita- painting. To create a relief, I'm thinking in a broad sense. They express this mix the materials that change travel through time and space according to the subject and the message My life, here in Switzerland, participated in my painting. Among the signs to enrich these emotions and their abstract mani- festations, among others, are festation in color. geometric figures, a face the clarity of oranges and stylized already, palm trees, a bird. The nes, the deep purples and the green colors catch the light, the sparkling ones by diffusing their light masses melt the ones in the sometimes remind them of the windows of a sun and are not without reminding church. It is because it emerges from the Colorfield painting, the fields of Faik Al Aboudi a colorful impres of the expressionist abstract of the sacred. This is not only among the abstract symbols If in some series Faik uses the figurative vision of a crescent darker, more horizontal gold, a hand of fatma or Ganic such as ocher, brown a cupola. No, even on one and the gray that evoke the abstract canvas tablets where a circle haloed American Mark Rothko.
emerge from a fog laleus flowing comne in gravity u emanated a feeling of mysticism I do not really speak of religious message to pass lo croissant is a heritage of civilization irakienno But there is a spiritual feeling that ap pardent Each painting is creed in a moment of inner calness and clarity that resembles the moment of privileged prayer. Parfots, the frame of the painting loses its rectitude, the edges dazzle, the angles weffacent and narrondis feel releasing the canvas of his carean noderne Duutres times again, is the support bowls that tears, the table is fragmented and the work fi nishes to resemble the stones, the glazed brick, or the parchment of Fancian Babylon bearing the writings of which the Urtist draws his inspiration. - I am a lover of ancient Iraqi history and I am her to belong to this patrimob unbersel that the Indian civilization has left to humanity. At tr to my painting, I try to speak an old and contemporary language at the same time. Each painting has a new horizon and inspires me with a new painting. It is the continuity of time that passes, from the old to the new If so was saying Voltaire Lecré is the painting of the oils Faik A Aboudi, by painting the origins of writing, gives new life to the voice of ancient civilizations.

Laurence Faulkner sciboz

 

Faik Al Aboudi

Faik Installé à Lausanne depuis trois ans, ce peintre irakien offre à ses couleurs des souvenirs de la splendeur sumérienne. ce sont des traces. Comme des souvenirs d'écri ture cunéiforme. Des symboles de civilisations anciennes que le vent aurait effacés. Des reli- quats de figuration enfouis dans la profondeur des vio- lets et la chaleur des rouges. Faik Al-Aboudi travaille sur bois. Une pâte de sa fabrication lui permet de créer des reliefs qui seront recouverts de couleur. On classe- rait ses ceuvres au rayon de l'abstraction. Et pour- tant. Ici une roue, là une barque, là encore des figures humaines. Le tout suggéré, à peine, comme prisonnier du temps. Arrivé à Lausanne il y a un peu plus de trois ans, Faik est Irakien. Mélangeant l'anglais au français, il se raconte dans un atelier fleurant bon l'encens. Du thé épicé dans des tasses en grès, des pâtisseries au miel à côté de chocolats. Sur l'étagère aussi, Orient et Occident se côtoient: Paul Klee voisine avec l'art de la calligraphie arabe et un ouvrage sur les tissus d'Egypte. LIrak se retrouve au premier plan de l'ac- tualité, mais l'artiste hésite à se lancer dans des considérations politiques. «Mon pays souffre depuis tellement longtemps.> Il parlera des gens plutôt

 

que du pétrole et des armes. Des conséquences de l'embargo, aussi, déroulant des «toiles» du temps où il peignait à Bagdag: des visages qui disent la douleur en couleurs criardes cernées de noir sur coton grossier. Mais son pays vit en ses oeuvres. Non pas la violence actuelle, mais la beauté passée. Une certaine nos- talgie se dégage de ces grands panneaux. Tels des pa- limpsestes, ils racontent plusieurs histoires les unes sur les autres, les fenêtres du premier plan s'ouvrant sur des souvenirs de la splendeur sumérienne. Cette «abstraction» ne date pourtant que de quelques an- nées. A Bagdad, où il suivit une formation de beaux- arts, il était apprécié pour ses architectures. Quelques vues de ruelles où les détails de construc- tion jouent avec les ombres ornent encore l'atelier. Des tableaux qu'il n'a jamais montrés en Suisse, où il compte pourtant déjà près de dix expositions. Depuis qu'il est enfant, Faïk Al-Aboudi (qui s'écri- vait Al-Aboode avant que l'artiste ne paie 200 francs pour ne pas changer de prononciation!) sait qu'il sera peintre. A 10 ans, alors qu'il dessine portraits et paysages, on parle même de lui à la télé. Un sou- venir qu'il dévoile avec humour et sympathie pour ce petit gars « qui croyait qu'on devait mettre un costume cravate pour passer à l'écran ». Le père lui ayant refusé l'argent pour un tel achat, il se trouve chez un vieil oncle à qui il emprunte u veston moutarde. Trop grand, évidemment, et frip En le repassant, le garçon le brûle... et cache trou avec de la peinture. Arrivé aux studios TV dar un tel accoutrement, il se fait remballer. Mais ur gentille présentatrice montre ses dessins lors de prochaine émission culturelle des enfants avec de mots inoubliables: je suis sûre que Faik va deven un grand artistel».

 

Emmanuelle Ryser Niklas 

 

Faik Al Aboudi

Faik Based in Lausanne for three years, this Iraqi painter offers his colors memories of Sumerian splendor. they are traces. Like memories of wedge-shaped writing. Symbols of ancient civilizations that the wind would have erased. Relics of figuration buried in the depths of the vio- let and the heat of the reds. Faik Al-Aboudi works on wood. A paste of its manufacture allows him to create reliefs that will be covered with color. His works would be classed in the radius of abstraction. And yet. Here a wheel, here a boat, again human figures. All suggested, hardly, as a prisoner of time. Arrived in Lausanne a little more than three years ago, Faik is Iraqi. Mixing English with French, he tells himself in a workshop blooming good incense. Spicy tea in sandstone cups, honey pastries next to chocolates. On the shelf too, East and West rub shoulders: Paul Klee next to the art of Arabic calligraphy and a book on the fabrics of Egypt. LIrak is at the forefront of the news, but the artist is reluctant to engage in political considerations. "My country has been suffering for so long.> It will talk about people rather

only oil and weapons. Consequences of the embargo, also, unrolling "canvases" of the time he was painting in Bagdag: faces that tell the pain in garish colors surrounded by black on coarse cotton. But his country lives in his works. Not the current violence, but the past beauty. A certain nostalgia emerges from these large panels. Like protests, they tell stories about each other, windows in the foreground opening to memories of Sumerian splendor. However, this "abstraction" dates back only a few years. In Baghdad, where he studied fine arts, he was appreciated for his architecture. Some views of alleys where the details of construction play with the shadows still adorn the workshop. Pictures that he has never shown in Switzerland, where he already counts nearly ten exhibitions. Since he was a child, Faïk Al-Aboudi (who wrote Al-Aboode before the artist paid 200 francs so as not to change his pronunciation!) Knows that he will be a painter. At age 10, while he draws portraits and landscapes, we even talk about him on TV. A memory that he unveils with humor and sympathy for this little guy "who thought we had to wear a tie suit to go on screen". The father having refused him the money for such a purchase, he finds himself at the home of an old uncle who borrows a mustard jacket. Too big, obviously, and frip By ironing it, the boy burns it ... and hides hole with paint. Arrived at the studios TV dar such accoutrement, it is repacked. But a nice presenter shows her drawings in the next children's cultural program with unforgettable words: I'm sure that Faik will become a great artist.

 

Emmanuelle Ryser Niklas 

 

Une galerie renovee

La Galerie 29 rouvre ses miers signes et symboles cunéiforme naissance de l'écriture portes pour accueillir dans son nouvel espace ré nové le peintre Faïk Al Aboudi. Quelques semaines de travaux ont transformé l'espace en un lieu des plus chaleureux: parquet au sol et lumières adoucies, «en har- monie avec l'art», explique Léna Schlegel, galériste. «Je remercie d'ailleurs la ville d'Evian, ses menuisiers et électriciens ainsi que la MJC pour l'aboutissement de ces travaux tant attendus», pour- suit-elle avant de présenter Un travail très recherché l'artiste invité à célébrer cette de cet artiste d'origine Irakienne. première" Lumière, richesse des cou- des Beaux-Arts de Bagdad il leurs, et forte symbolique de quitte son pays en 1999 pour la peinture de Falk Al venir s'installer à Lausanne. Aboudi, ne pouvaient mieux Son ceuvre est toute tournée convenir en la circonstance. vers l'histoire de son pays et Né à Bagdad (Trak), il reçoit de ses origines mésopota sa première sélection pour miennes, qu'il n'ade cesse de ses dessins à 10 ans. Diplômé glorifier en reprenant les pre- Très matiériste, il procède par couches superposées mélange d'huile, d'acrylique et de pastel, poncées, recou- vertes, gravées. La richesse de ses couleurs se veut dé- mentir l'idée sombre qu'une actualité tragique peut don- ner de son pays. Son combat à lui est celui de la beauté, de l'harmonie M.Réalisée

A renovated gallery
The Gallery 29 reopens its first cuneiform signs and symbols birth of writing doors to welcome in its new space re nové the painter Faïk Al Aboudi. A few weeks of work have transformed the space into a warm place: parquet floors and softened lights, "in harmony with art," explains Léna Schlegel, a galériste. "I would like to thank the city of Evian, its carpenters and the MJC for the completion of this long-awaited work," she continued before presenting a much sought-after work to the artist invited to celebrate. of this artist of Iraqi origin. first "Light, richness of the Beaux-Arts of Baghdad he their, and strong symbolic left his country in 1999 for the painting of Falk Al come to settle in Lausanne Aboudi, could not better His work is all tour agree in the circumstance, towards the history of his country and born in Baghdad (Trak), he receives from his origins mesopota his first selection for mine, that he does not stop his drawings at 10 years. pre- Très matieriste, it uses layers of oil, acrylic and pastel, sanded, covered, and engraved, the richness of its colors is meant to undo the dark idea that a tragic reality can to give of his country, his fight is that of beauty, of harmony.

Diva cboice

The artist of the month FAIK AL-ABOUDI

 

Faik Al-Aboudi est un artiste irakien établi en Suisse depuis quatre ans. Après avoir obtenu un diplôme à l'Académie des Beaux-Arts de Bagdad, il se spécialise dans le domaine de la peinture. I1 participe dès 1992 à diverses expositions tant individuelles que collectives d'abord en Irak puis dès 1998 aux Emirats-Arabes-Unis ainsi que dans plusieurs villes suisses et françaises. Dès le début de sa carrière, Faik Al-Aboudi évoque des mondes aux couleurs chatoyantes peuplés de symboles cunéiformes, reflets de ses origines mésopotamiennes. Il puise dans les richesses de ce répertoire culturel et intègre ses trouvailles le plus souvent à un fond travaillé en profondeur à l'image de tissus vieillis par le temps : les multiples couches de peinture, étendues avec ardeur sont subtilement tailladées au couteau, ce qui donne force et intensité à la toile. Cette volonté de témoigner du passé, l'artiste irakien l'avait déjà expérimentée dans d'autres ceuvres telles les mystérieuses ruelles de la vieille cité de Bagdad ou encore dans la représentation de bas-reliefs eux aussi propres à l'art babylonien. Faik Al-Aboudi effectue un véritable « retour aux sources», entrainant notre regard vers des univers enchanteurs.

 

 Carine Porta

Diva cboice

The artist of the month FAIK AL-ABOUDI

 

Faik Al-Aboudi is an Iraqi artist who has been living in Switzerland for four years. After graduating from the Academy of Fine Arts in Baghdad, he specialized in the field of painting. He took part in 1992 in various solo and group exhibitions, first in Iraq and then in 1998 in the United Arab Emirates as well as in several Swiss and French cities. From the beginning of his career, Faik Al-Aboudi evokes worlds of shimmering colors populated with cuneiform symbols, reflections of his Mesopotamian origins. He draws on the richness of this cultural repertoire and integrates his findings most often with a background worked in depth in the image of fabrics aged by time: the multiple layers of paint, extended with ardor are subtly slashed with a knife, which gives strength and intensity to the canvas. This desire to bear witness to the past, the Iraqi artist had already experimented in other works such as the mysterious streets of the old city of Baghdad or in the representation of bas-reliefs also specific to Babylonian art. Faik Al-Aboudi performs a real "homecoming", leading our eyes towards enchanting worlds.

 

 

Carine Porta

Dans un profond contraste de couleurs et de lumières.

 

Une exposition à décou- vrir à la Maison Fusier, à partir du 7 avril. A la dé- couvertes des traces d'écriture sumériennes...La Maison Fusier exposera à partir du 7 avril les ceuvres de l'artiste peintre Faik Al- Aboudi, diplômé de l'Acadé- mie des Beaux-Arts de Bagdad. Il a exposé à Bagdad, aux Emi- rats-Arabes-Unis, en Suisse et en France depuis 1996. Cette exposition s'intitule "Symboles de la Civilisation Mésopota- mienne". Le vernissage aura lieu le 7 avril en présence de l'artiste et du maire de Ferney. Vivant à Lausanne depuis cinq ans, de nationalité ira- kienne, Faik a essayé diverses formes d'expression artistiques (photographie, calligraphie)

 

avant d'opter pour la peinture.Il arrive mieux à exprimer ce qu'il ressent en peignant.Utili- sant à la fois l'huile et l'acryli- que sur des supports de bois, il puise son inspiration dans le creuset historique des origines mésopotamienne de son pays, IIrak.Il utilise notamment des symboles cunéiformes du Su- mérien, langue parlée dans le sud de la Mésopotamie pen- dant le Il' millénaire avant J.-C. Les délicates traces d'écritu- res sumériennes, parfois pres- que imperceptibles, sont plon- gées dans un profond con- traste de couleurs et de lumiè- res.Ainsi, la magie et les my- thes du passé ressurgissent et fondent l'art moderne.

 

N.R.V.

In a deep contrast of colors and lights.

 

An exhibition to discover at the Maison Fusier, from April 7th. Discovering traces of Sumerian writing ... From April 7th, Maison Fusier will exhibit the works of the painter Faik Al-Aboudi, a graduate of the Academy of Fine Arts in Baghdad. He has exhibited in Baghdad, United Arab Emirates, Switzerland and France since 1996. This exhibition is entitled "Symbols of the Mesopotamian Civilization". The opening will take place on April 7 in the presence of the artist and the mayor of Ferney. Living in Lausanne for five years, of iraqian nationality, Faik has tried various forms of artistic expression (photography, calligraphy)

 

before opting for painting.It is better to express what he feels when painting.Using both oil and acrylic on wooden supports, he draws his inspiration from the historical melting pot of the Mesopotamian origins of his country, IIrak.He uses in particular cuneiform symbols of the Su- merian, a language spoken in southern Mesopotamia during the 11th millennium BC. The delicate traces of Sumerian writings , sometimes almost imperceptible, are immersed in a deep contrast of colors and light. Thus, the magic and myths of the past are resurging and founding modern art.

N.R.V.

 

EVIAN EXPOSITION L'univers chaleureux de Fail-Al-Aboudi

 

Le 20 septembre, à 18 h 30, à la Galerie 29, aura lieu le vernissage de l'exposition. es ceuvres de Faik-Al- Aboudi vous emportent aux confins d'une terre an cienne, silencieuse, chaleu- reuse où sont gravées les origi présente sa peinture, Faik est généreux, il crée un espace qui invite à rêver tandis que l'on prend le thé, l'ai bien aimé cet esprit d'un art actuel qui porte l'histoire d'une culture aux tra- ditions chaleureuses. » nes de l'écriture. Ocres, rouges profonds, bleus intense refètent les origi- nes de la culture mésopota- Ses oeuvres récentes nous se- ront présentées Il y a de grands formats et des pièces plus petites, au total une qua- rantaine d'oeuvres récentes. mienne. L'artiste d'origine irakienne vit à Lausanne. Dans son ate- lier, le visiteur est baigné dun C'est une peinture toute en fi nesse qui porte une lueur inti- miste. ailleurs aux parfums d'orient Léna Schleguel se réjouit de faire découvrir au public les toi- les de ce peintre qui nous ouvre des horizons enchan- Des dessins sont gravés puis effacés, réinscrits à la manière d'un palimpseste. Sur bois, la matière s'étale sur une surface Les ceuvres de Faik Al-Aboudi comme infinie

 

 

Le public aura aussi en par- courant cette exposition une préfiguration de ce qui se dé- gage d'ambiance dans l'atelier de Faik Al-Aboudi. Au fait, l'ar- tiste vient d'inaugurer fin août un centre culturel à l'enseigne "Orient Espace" qui jouxte son atelier. Là, il invite désormais peintres et musiciens à le rejoin- dre et à venir découvrir et par- tager son univers.

EVIAN EXHIBITION The warm world of Fail-Al-Aboudi

 

On September 20, at 6:30 pm, Gallery 29 will host the opening of the exhibition. The works of Faik-Al-Aboudi take you to the confines of an ancestral land, silent and warm, where are engraved the origi presents his painting, Faik is generous, he creates a space which invites to dream while one take tea, have loved this spirit of a contemporary art which bears the story of a culture with warm traditions. Born of writing. Ochres, deep reds, deep blues resemble the origins of the mesopota- culture. His recent works will be presented. There are large formats and smaller pieces, in total forty or so recent works. mine. The artist of Iraqi origin lives in Lausanne. In his workshop, the visitor is immersed in a fine painting with an intimate glow. Elsewhere in oriental perfumes Léna Schleguel is delighted to introduce the public to the paintings of this painter who opens up new horizons. Drawings are engraved and then erased, re-inscribed in the manner of a palimpsest. On wood, the material spreads over a surface The works of Faik Al-Aboudi as infinite

 

 

The audience will also have a look at this exhibition as a prefiguration of what is atmospheric in Faik Al-Aboudi's studio. In fact, the artist has just inaugurated in late August a cultural center with the sign "Orient Espace" which adjoins his workshop. There, he now invites painters and musicians to join him and to discover and share his universe.

Faik Al Aboudi

Ou l'écrit A voir à la Galerie 29, au 29, rue Nationale. Ci est une peinture tota- lement tournée vers l'origine. L'écriture sum- mérienne affleure partout dans les oeuvres. Le rendu est poli. L'acrylique et l'huile mêlées sur papier ou bois par couches successives pro- duisent cet aspect d'un pa- ier brillant. Les tableaux de faik Al Aboudi sont irradiés par le temps passé « jusqu'à ce que la couleur apparaisse comme cassée, comme sortie de la terre >» L'artiste aime rendre hom- mage à ses origines culturel- L'artiste les. L'Irak, son pays, il l'a quitté il y a dix ans pour s'installer à Lausanne. Il crée "pour de l'autre côté du lac dans chemin son atelier, paisible îlot d'ins- qui lui bre co ration. L'artiste se déplace que l' réquemment à travers le est trait monde pour exposer : New- tion fug York, le japon, la Corée, I'Ita- cessam lie, Le Maroc, la France. Ses comme tableaux sans titre laissent li

 

bre cours à l'imaginaire « pour que chacun trouve son chemin à l'intérieur, voie ce qui lui vient ». S'il est vrai que l'écriture cunéiforme est traitée comme une cita- tion fugitive, elle revient in- cessamment à la surface comme une incantation. Une tension se crée. L'at- udi

 

mosphère qui se dégage des tableaux indique une préoccupation. On com- prend que l'intention pictu- rale d'origine ne parvient pas à confondre les déchire- ments de l'exil. Le feu des- tructeur qui rougeoie sur l'une des oeuvres suffit à tra- duire cette faille. Ailleurs elle

est perceptible dans une irra- diation des couleurs entre el- les. La terre ocre, quant à elle, demeure un champ omniprésent, propice aux empreintes.

 

M.-P.C.

Faik Al Aboudi

Or the writing To see at Gallery 29, at 29, rue Nationale. This is a painting that is completely turned towards the origin. Sum- merian writing is everywhere in the works. The rendering is polite. Acrylic and oil mixed on paper or wood in successive layers produce this aspect of a bright background. The paintings of faik Al Aboudi are irradiated by the time spent "until the color appears as broken, like output of the earth." The artist likes to pay homage to his cultural origins. Iraq, his country, he left ten years ago to settle in Lausanne. He creates "for the other side of the lake on his way to his studio, a peaceful little island of culture, where the artist travels the world through the world to expose: New fug York, Japan, Korea, Italy, Morocco, France, Its untitled paintings leave

 

run to the imagination "so that everyone finds their way inside, see what comes their way". If it is true that the cuneiform writing is treated as a fleeting quotation, it returns incessantly to the surface as an incantation. A tension is created. The at-

 

The atmosphere that emerges from the tables indicates a concern. It is understandable that the original pictorial intention can not confuse the tears of exile. The destructive fire that glows on one of the works is enough to translate this flaw. Elsewhere she

is perceptible in an irrational color between them. The ocher earth, meanwhile, remains an omnipresent field, conducive to footprints.

 

M.-P.C.

 

 

Faïk Al-Aboudi

Dans cette exposition, Faïk Al-Aboudi crée des univers aux couleurs chatoyantes qui laissent ici et là transpa- raître calligraphie arabe et formes abstraites. Arrimées à leur cadre, les peintures flottent dans un espace indéfini, laissant place au vide. Parfois, les parties aux bords craquelés se déchirent et se font écho en une symétrie parfaite. L'artiste creuse profondément dans la matière pour tracer des sillages évocateurs de mondes lointains .

 

Carine Porta

 

Faïk Al-Aboudi
In this exhibition, Faïk Al-Aboudi creates worlds in shimmering colors that leave here and there to express Arabic calligraphy and abstract forms. Arrested at their frame, the paintings float in an indefinite space, giving way to emptiness. Sometimes the parts with crackled edges tear and echo in perfect symmetry. The artist digs deep into the material to trace evocative wakes of distant worlds.

 

 

Carine Porta
 

E CHABLAIS MARDI 23 SEPTEMBRE 2003 dL Pagie EVIAN-LES-BAINS

Sept mille ans d'écriture avec Faik Al Aboudi cette exposition proosée à la Galerie 20 nous plonge dans le berceau de l'écriture avec des signes sumériens qui santent la plupart des compositions deFaik Al Aboudi.Ce jeune artiste irakien travaille actuel lement en Suisse.II se complait dans des évocatlon ns anux couleurs chaudes et sumbres peuplées de symboles cunéifornies, reflets de ses urigines mésopotamienines Le support est peint de pluşieurs couches superpo- ,empátées et gravees de façon à obtenir une matiere riche et vivante Son objectif est le transuettre sesseutiments Famour et la nostalgie lu passé qui lhabitent Il porte ea lui, de par ses origines, la conscience dappartenir an berceau le Phumanite et 1 ces 7 000 ans d'histoire à travers Il veut transmettre cette écriture enigmatique et sedui sante L'exposition organiséepar la MJC d'Evian est ouverte jusqu'au 20 e Au cours du vernissage tobre dans les deux esjuaces: Galerie 21, 29 rue nationale, et espare Cote uuvertes de' 15 à 18 heures du mardi tiste est prévue e dimanche 19 lac", CIS, avenue de Neuvecelle, au samedi. lne resucuntre avec f'ar octobre de 15 ä 18 heures

E CHABLAIS TUESDAY SEPTEMBER 23, 2003 Pagian EVIAN-LES-BAINS

Seven thousand years of writing with Faik Al Aboudi this exhibition in Gallery 20 plunges us into the cradle of writing with Sumerian signs that heal most of the compositions deFaik Al Aboudi.This young Iraqi artist is currently working in Switzerland.It takes pleasure in evocations of warm colors and sumbres peopled with cuneifical symbols, reflections of its mesopotamienine urigines. The support is painted with several layers superpo-, empátées and grave of In order to obtain a rich and living material Its objective is to transfer the sesseuments Famour and the nostalgia of the past which dwells It carries with it, by its origins, the consciousness of belonging to cradle Phumanite and 1 these 7000 years of history through He wants to transmit this enigmatic and seductive writing The exhibition organized by the MJC of Evian is open until the 20 th At the vernissage tobre in the two galleries: Galerie 21, 29 rue Nationale, and Espare Cote uuvertes from 15 to 18 hours of Tuesday is scheduled for Sunday 19 Lake, CIS, avenue de Neuvecelle, to Saturday. Rescue with October 15th from 6 pm to 6 pm

Lancy Gallery, qui se trouve à Ca ment jusqu'en 1997.

A la fois peintre rouge, accueille depuis hier soir les et calligraphe, Faik Al-Aboudi s'ins- Talismans sumériens du peintre Faik pire des tablettes sumériennes semées Al-Aboudi. Il ne s'agit pas d'une co de symboles cunéiformes. Ses ta- lection d'antiquités, mais d'une séries bleaux son visibles au Centre com- d'oeuvres contemporaines créées par mercial de la Praille, 10, route des un artiste irakien établi à Lausanne. Jeunes à Carouge, jusqu'au 30 sep- Faik Al-Aboudi est diplômé de l'Aca tembre, du lundi au vendredi de 13 à démie des beaux-arts de Bagdad, ville 19 h et le samedi de 11 à 17 h dans laquelle il a exposé régulière-

 

B.Ch

Lancy Gallery, which was in Ca ment until 1997.

At the same time red painter, welcomes since last night the and calligrapher, Faik Al-Aboudi is the Sumerian Talismans of the painter Faik worst Sumerian tablets sown Al-Aboudi. It is not a co-wedge symbol. His selection of antiques, but of a series of paintings, is visible at the Center of contemporary works created by Mercial de la Praille, 10, route of an Iraqi artist established in Lausanne. Young people in Carouge, until September 30- Faik Al-Aboudi is a graduate of Aca tembre, from Monday to Friday from 13 to a fine art school in Baghdad, city 7 pm and on Saturday from 11 to 17 pm in which he has regularly exhibited

 

 

B.Ch

Chevalet géant Symbole de paix à Grand-Donzel

On a pu découvrir le 27 septembre la quatorzième eure egnssie sur le chie valet géant de Grand-Donzel, à l'occasion du vernissage d une toile reaatise par Faik Al Aboudi, une toile tout-à-fait originale à la texture genereuse dé- corée d'un message de paix.

 

le mot paix, a dit l'artiste, porte toujours la même puissan- ce et la même signification d'espoir entre tous les peuples du monde», Ainsi le mot PAIX, tracé sur la toile de Grand- Donzel, bien qu'écrit en sumérien vieux de 5000 ans avant Jésus-Christ, porte toujours cette foi en la paix entre les hommes. Faïk Al Aboudi a fui le régime de Saddam Hussein, mais n'a cessé de tour- ner son regard vers l'histoire de son pays, IIrak. Il a gardé une véritable fascination pour cette civilisation millénaire qui a donné naissance aux premiers symboles et signes d'écriture qui ont orienté notre histoire. L'écriture cunéiforme, formant le mot PAIX sur la toile de Grand-Donzel est un vestige du passé. «Pour moi, regarder une euvre de Faïk, c'est une découverte et une énigme à la fois» a dit Corinne Walker Weibel, en présen- tant l'artiste au nom du Fonds de décoration communal. «Une euvre que

 

chacun perçoit de façon différente selon sa sensibilité, c'est cela une vraie euvre d'art! Dans les tableaux de Faik Al Aboudi, les couleurs sont tou- jours d'une grande intensité a dit loratrice. La pâte est pétrie, travaillée, il y a toujours une couleur fondamentale qui offre tous les possibles. Ici, c'est le rouge de la vie qui laisse voir le jaune et le noir. On y devine des signes, des bribes, d'une ancienne civilisation. Lhumanité doit beaucoup culturellement à l'Irak. L'artiste est né à Bagdad où il a étudié les Beaux-Arts. En 1999 il s'est instal- lé à Lausanne. Là, il a créé un espace de rencontres et d'échanges pour les Suisses et les immigrés. Il a déjà participé à de nombreuses expositions en France comme en Suisse. Et voilà qu'il s'envole bientôt vers la Corée pour y proposer un autre travail. «Cette toile, a conclu Corinne Walker Weibel, est un voyage que l'on prend comme on veut. Merci pour ce cadeau! Le peintre a brièvement pris la parole pour remercier Veyrier de son ac- cueil. Il a souligné la difficulté d'un tel travail au-dessus du sol, sur une toile de cette grandeur et en plein air. Mais, avouant sa timidité, il a rapide- ment passé la parole à Daniel Mermod. Ce dernier, conseiller administratif délégué et nouveau président du Fonds de décoration, a salué cette ceuvre et s'est réjoui de ce choix qui permet une expérience renouvelée sur le site sportif de notre commune.

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Giant easel Symbol of peace in Grand Donzel

On the 27th of September, the 14th century was discovered on the giant valleys of Grand-Donzel, on the occasion of the opening of a canvas realized by Faik Al Aboudi, an entirely original painting with a generous texture. Korea of ​​a message of peace.

 

the word peace, said the artist, always bears the same power and the same meaning of hope among all the peoples of the world ", thus the word PEACE, traced on the canvas of Grand-Donzel, although written in Sumerian, 5000 years before Christ, always carries this faith in peace between men. Faïk Al Aboudi fled the regime of Saddam Hussein, but kept looking at the history of his country, IIrak. He kept a real fascination for this millennial civilization that gave birth to the first symbols and signs of writing that guided our history. The cuneiform writing, forming the word PEACE on the canvas of Grand Donzel is a vestige of the past. "For me, watching a Faïk work is a discovery and an enigma at a time," said Corinne Walker Weibel, introducing the artist on behalf of the Communal Decoration Fund. "A work that

 

each one perceives in a different way according to his sensibility, it is that a true work of art! In the paintings of Faik Al Aboudi, the colors are always of great intensity, said the loratrice. The dough is kneaded, worked, there is always a fundamental color that offers all the possibilities. Here, it is the red of life that reveals yellow and black. There are signs, snatches, of an ancient civilization. Humanity owes a lot of culture to Iraq. The artist was born in Baghdad where he studied Fine Arts. In 1999 he moved to Lausanne. There, he created a space for meetings and exchanges for the Swiss and the immigrants. He has already participated in numerous exhibitions in France and Switzerland. And now he flies away to Korea to offer another job. "This painting," concluded Corinne Walker Weibel, "is a journey that we take as we want. Thank you for this gift! The painter spoke briefly to thank Veyrier for his welcome. He stressed the difficulty of such work above the ground, on a canvas of this size and in the open air. But, admitting his timidity, he quickly passed the word to Daniel Mermod. The latter, administrative advisor delegate and new president of the Fund of decoration, welcomed this work and was pleased with this choice which allows a renewed experience on the sports site of our commune.

Journal de Veyrier.​

Il se dégage de vos tableaux une impression de profondeur, presque de relief, quels sont vos "outils" de travail et quelle est votre méthode pour arriver à ce résultat ?

La technique du travail dépond des différentes matières utilisés dans chaque peinture, soit du bois ou du papier ou une toile. Ce qui concerne l’idée des reliefs, c’est un mélange de plusieurs matériaux, qui changent en fonction  de la face de la peinture et en fonction du sujet  et du  le message de la peinture en question. La méthode je commence d’abord par peindre la surface et je laisse sécher quelques heures, après je travaille la peinture avec les couleurs qui m’aspirent sur le thème que je veux exprimer.

 

 

- Vous travaillez sur des supports aussi différents que le bois, le papier ou la toile. Quelles sont pour vous les propriétés relatives à chacun de ces supports et leur différence dans l'oeuvre finale ?

 

J’ai travaillé avec plusieurs matériaux et je suis quelqu’un de curieux, j’aime faire des expériences et des essaies avec de différents objets et matières pour arriver à mon objectif final, qui est de créer un travail unique et original. Je n’ai pas de préférences de support, cela reste un moyen pour réaliser mon  travail artistique..

 

 

 

- Vous faites usage d'une palette de couleurs audacieuses et éclatantes. D'où tirez-vous votre inspiration pour l'usage de ces couleurs ?

 

Pour moi c’est difficile d’expliquer pourquoi j’utilise ces couleurs.

Les couleurs dans une peinture est l’ensemble d’émotions et d’expressions, je traduis avec mes couleurs mes propres émotions et c’est toujours un moment de sincérité et de verité.ses émotions proviennent de  mon vécu  de, mon histoire culturelle et personnelle, tout simplement de mon héritage dans son sens large.

Aussi ce voyage à travers le temps et l’espace, ma vie ici en suisse a participé à enrichir ces émotions et leur manifestation en couleurs.

 

 

- Je sais qu'une grande partie de vos tableaux sont inspirés par l'écriture ancienne sumérienne cunéiforme. Pouvez-vous me parler de cette source d'inspiration et de l'admiration que vous portez à cette ancienne civilisation ?

Je suis un admirateur, un amoureux de l’histoire irakienne ancienne, je suis fier d’appartenir à ce patrimoine universel que la civilisation irakienne à laisser pour l’humanité. Je m’inspire de cet héritage et je le représente à travers une peinture qui me traduit et qui essaie de parler le langage ancien et aussi contemporain.

Ce que je prend de l’histoire reste la base  solide de mon travail .même mes couleurs j’essaie de remettre une couche du temps qui passe et qui exprime les empreinte des générations, leurs histoires et  leurs traces.

 

- Avez-vous d'autres sources d'inspiration ?

Oui, mes peintures réalisés m’inspirent toujours des nouvelles idées, et d’autres horizons, me donnent chaque fois une nouvelle peinture, si vous découpés mes peintures, vous trouverez en chaque coin, une idée, ou une prochaine création, c’est la continuité : de l’ancien vers le nouveau.

 

 

- Est-ce que je me trompe en disant qu'il se dégage de vos tableau une impression de sacré ?

 

(j'ai vu le croissant islamique sur l'un d'entre eux.) Êtes-vous aussi porteur d'un message religieux ? (Les couleurs de certains de vos tableaux sont si fortes dans une sorte de clair/obscur que j'ai presque l'impression de me trouver face un vitrail d'église...)

Je n’ai  pas forcement un  message religieux à faire passer. Le croissant est un héritage de la civilisation irakienne. Il ya surement un ressentie spirituelle qui m’appartient, chaque peinture est créer dans un moment de zen et de clarté qui rappelle un moment privilégier celui de la prière.

 

 

- Certains de vos tableaux me font penser à des toiles de Rothko. L'oeuvre de cet expressionniste américain vous parle-t-elle ?

Mark Rothko est un grand artiste et je suis un admirateur de son travail. Peux être il ya une approche de la force de nos couleurs, son travail est basé sur l’abstrait, des belles couleurs. Par contre les symboles de mes peintures sont riches par les couleurs. Je suis touché par cette comparaison avec un grand artiste.

 

- Combien de tableaux allez-vous exposer à la Mansarde au mois de juin et quelles toiles avez-vous choisies, des récentes ou des plus anciennes ?

Je n’ai pas encore vu la galerie, et je dois visualiser l’endroit avant de décider combien de peintures je vais exposer. Je vais surement faire un bouquet d’anciennes et de nouvelles peintures, Je vais présenter une nouvelle technique  sue toile, ça sera pour la première fois.

 

 

 

D'autre part, ces informations sont-elles exactes ? 

Ces  informations ne sont pas exactes et je préfère ne pas parler de ma vie privée.

Laurence Faulkner sciboz

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